Réseaux écologiques

LA PROBLEMATIQUE

  • Pour se nourrir et se reproduire les espèces animales sont souvent obligées de se déplacer entre différents milieux. L’exemple typique est celui des amphibiens qui se reproduisent dans des plans d’eau et passent le reste de l’année en milieu terrestre.
  • Assurer les déplacements/migrations entre milieux est indispensable pour la survie de nombreuses espèces.
  • Identifier les corridors biologiques est une tache difficile. La récolte de ces informations sur le terrain (capture / re-capture d’individus, suivi par télémétrie, …) et pour des grandes zones d’étude est souvent irréalisable, faute de temps et de moyens économiques.

  • Des analyses sur la base de modèles (reconstitution simplifiée de la réalité) sont donc parfois nécessaires

  • Des nouveaux outils informatiques sont à disposition pour cartographier le déplacement de la faune dans le paysage.

LES ATOUTS

Les biologistes du bureau Drosera SA maîtrisent ces nouveaux outils informatiques et ont de l’expérience dans le domaine de la recherche, en particulier lors de travaux de Flavio Zanini à l’EPF de Lausanne (plus d’info) et lors des applications concrète réalisées dans le cadre de la gestion des populations d’amphibiens du Valais et des marmottes des Préalpes fribourgeoises (plus d’info).

LES MOYENS

  • Connaissances approfondîtes de l’écologie des espèces et des concepts de réseaux écologique;

  • Connaissances des outils d’analyse informatique nécessaires: logiciels IDRISI et Manifold;

  • Interprétation des données et mise en application des résultats.

LES METHODES

  • Récolter et mettre en forme les données nécessaires pour la construction du modèle de dispersion;
  • Réaliser la carte de friction (intégrant l’effet des barrières telle que les routes, les aires urbaines, les exploitations agricoles, les lacs, etc.) ;
  • Simuler la dispersion à l’aide du logiciel IDRISI et analyser les connexions entre sites;
  • Définir les principaux déficits en connectivité et identifier les secteurs prioritaires pour la réalisation de nouvelles connexions biologiques.
  • Rendu cartographique et rapport d’état en coordination avec le client.

LES RESULTATS SIGNIFICATIFS 

Ces approches ont été utilisées dans le cadre de la gestion des populations de marmottes des préalpes fribourgeoises et pour identifier les déficits en connexion des sites de reproduction des amphibiens du Valais.

  • Environ 950 marmottes vivent dans les Préalpes fribourgeoises, distribuées en au moins 110 colonies. Les effectifs cantonaux paraissent baisser depuis plusieurs années et au moins une dizaine de colonies a disparu. L’isolement des colonies (estimé sur la base du modèle de dispersion) paraît être un facteur aggravant pouvant entraîner la disparition d’une colonie affaiblie par manque de recrutement depuis des colonies voisines.
  • Environ 680 sites de reproduction de batraciens ont été relevés dans l’ensemble du canton du Valais. L’analyse de dispersion a été réalisée par espèce. Les populations les plus isolées ont pu être identifiées et des mesures d’amélioration de la connectivité ont été proposées (création de mares, ..).


Références

  • Service des forêts et du paysage (Valais). 2009. Monitoring du sonneur en Valais central et analyse de connectivitée. Rapport du bureau Drosera SA.
  • Service des forêts et de la faune (Fribourg). 2009. Gestion des populations de marmottes des préalpes fribourgeoises. Analyse de connectivitée. Rapport du bureau Drosera SA.
  • Service des forêts et du paysage (Valais). 2009. Plan d'action pour la protection des batraciens en Valais et analyse de connectivitée des sites de reproduction. Rapport du bureau Drosera SA.